La conception

  1. Martin -L.E.A.C.M.-Université Lumière Lyon2

Acteurs et conception

 La conception fait l’objet d’approches pluri- et multi-disciplinaires. Pour devenir convaincante, devient enjeu une transformation en approche interdisciplinaire ou trans-disciplinaire. Cet objectif stimulant ou nécessaire est conforme à la pensée scientifique contemporaine qui revitalise de telles intentions énoncées, par exemple, en termes de théorie des systèmes, de sciences de la cognition,…

Une tentative peut être effectuée par la recherche des mécanismes de fonctionnement  de la conception et par la mise en évidence d’un éventuel modèle explicatif provisoire . Au risque paradoxal de subir la contrainte que le modélisateur imprime au modèle , c’est par cette approche que nous allons aborder le processus conception. Dès lors, par processus, sera signifié, et rappelé plus tard, que la dimension organisatrice et principale de la conception est le temps, la seconde dimension, fondamentale dans l’analyse étant celle des interactions organisant un modèle de conception.

Avant d’aborder cette étape, le point de vue du psychologue ne peut pas faire l’économie de la prise en compte des acteurs de la conception, c’est-à-dire de toutes les personnes intervenant dans les boucles de la conception.

En conséquence, nous développerons un argumentaire à deux niveaux :

1 – Les divers acteurs de la conception

2 – Un modèle de conception.

Cf. : article in ouvrage sur « La conception » :

MARTIN Robert, Acteurs et conception, in PERRIN Jacques  et Coll., Conception entre Science et Art, Collection des Sciences Appliquées, Presses Polytechniques et Universitaires Romandes, Lausanne, juin 2001

Modèle structuro-fonctionnel de la pensée humaine

 Université Lumière LYON 2 – UL2 –Institut des Sciences de l’Homme LYON – ISH

 MODELE STRUCTURO-FONCTIONNEL DE LA PENSEE HUMAINE

      » Je pense virtuel donc je suis matériel «    R.M.

 I-INTRODUCTION

 La pensée humaine, en tant que système, est en concordance avec les autres systèmes de l’univers ; aucune raison ne peut laisser penser qu’il s’agisse d’un système apocryphe.

Au niveau de sa structure, elle présente des caractéristiques invariantes, immuables et universelles dans le temps ou dans l’espace; A ce titre, elle est une, identique et spécifique de l’espèce humaine.

Au niveau de son fonctionnement, elle présente des caractéristiques évolutives, modulables et singulières; A ce titre, elle est plurielle, variable et différentielle.

Le conflit d’état entre structure et fonction génère l’apparence d’une très grande complexité. Cette situation est réelle, mais :

  • Il peut s’agir d’une apparence de complexité suite à la superposition de plans différents où s’associent une structure composée de quelques dimensions simples, bien circonscrites , typiques et un fonctionnement reposant sur une combinatoire complexe, infinie, fluide, probabiliste de ces quelques dimensions ?.
  • Il peut exister un artéfact dû à la variabilité et à la multiplicité des liens que les individus tissent avec les objets de leur environnement ?.

En lien avec ces questions et les observations empiriques communes, nous pouvons, ici et maintenant, avancer simplement que l’homme dispose de quelques dimensions l’adaptant à son environnement; Il n’en invente pas de nouvelles alors que cette situation résulte d’une évolution de plusieurs millénaires.

Ceci ne veut pas signifier que tous les comportements résultants seront uniques; Bien au contraire, ils sont différents, nuancés, irréductibles, évolutifs; mais ceci, réel, n’est néanmoins qu’apparence. La multiplicité de surface recouvre une arborescence très restreinte de dimensions originales. Le feuillage cache les branches; En d’autres termes, le maquis des diverticules cache la sobriété de la typicallité. L’apparence du multiple cache le simple et le répétitif, donc les catégorisations.

cf.: bibliographie sur le modèle motivationnel