LEACM

Robert Martin est président de l’Association LEACM :

LEACM : Association Loi de 1901 N° W691079001

SIRET : 797 780 376 00019 APE : 9499Z

Laboratoire d’Etude et d’Analyse des Comportements et des Motivations

Centre Hospitalier Saint Jean de Dieu 290 Route de Vienne BP 8252 69355 Lyon Cedex 08

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Entre autres activités, l’association organise des colloques mensuels à l’Hôpital Saint Jean de Dieu, route de Vienne, Lyon, 69008 sur des sujets de Sciences Humaines, par exemple :

 

-Mireille Bastien, Pr., AIX en Provence

Les interventions basées sur la mindfulness : intérêt et limites

 Un important nombre d’études mettent en évidence un effet bénéfique des interventions mindfulness sur certaines pathologies psychiatriques, somatiques ainsi que sur de nombreux symptômes liés au stress.  Les interventions mindfulness sont donc de plus en plus intégrées dans le soin psychiatrique et somatique, notamment dans les pays anglo-saxons. Cette présentation a pour but de fournir une définition générale du concept de mindfulness ainsi qu’une revue de la littérature scientifique consacrée à ce sujet. Nous présenterons également certaines études récentes traitant des mécanismes neurobiologiques et cognitifs supposés être à la base de l’effet des interventions mindfulness. Nous discuterons enfin des limites de ce type de thérapie.

-B. Cadet, Professeur Émérite (Psychologie Cognitive) Centre d’Études sur les Risques et Vulnérabilités. Université de Caen Basse Normandie, Mardi 19 novembre 2013

Courriel : cadetbd@yahoo.fr

Les conduites addictives comme entités complexes et évolutives : quels défis pour la recherche et les pratiques ? 

Présentation

Dans le vaste ensemble des « conduites à risques pour la santé » les conduites addictives impliquant le recours soit à des substances, soit à des situations, occupent une place importante tant au niveau individuel que social. Longtemps étudiées en posant le primat des théories (en quoi telle ou telle théorie permet-elle d’expliciter les addictions ?), les courants d’études les plus récents renversent la perspective et considèrent les conduites comme constituant les références à la fois premières et primordiales. Globalement, les conduites addictives sont en effet des « entités » qui sont à la fois constituées, personnelles, complexes, évolutives et dynamiques. La pleine reconnaissance de ces caractéristiques, conduit à situer leur étude dans le champ des Sciences de la Complexité. Si, a bien des égards, un tel choix paraît réaliste (car il permet d’éviter toute forme de réductionnisme), il constitue pourtant un « défi », à coup sûr incitatif, à l’égard des méthodes traditionnelles d’études.

L’exposé présenté s’attachera à étudier les conduites addictives à partir de leurs caractéristiques ontologiques (i.e. celles qui définissent leur existence), à présenter des recherches récentes illustrant les avantages d’une approche cognitive « située » et globale, à analyser quelques démarches méthodologiques récentes et à examiner les conséquences épistémologiques qu’elles comportent. L’une des plus fondamentales consiste à rechercher des démarches d’élaboration des connaissances mieux ajustées à ces entités, notamment en accordant aux savoirs concrets et procéduraux une importance accrue.

 B. Cadet, Professeur Émérite (Psychologie Cognitive) Centre d’Études sur les Risques et Vulnérabilités. Université de Caen Basse Normandie, Mercredi 20 novembre 2013

Courriel : cadetbd@yahoo.fr

« Vertu du désordre dans les systèmes cognitifs » ou « Le désordre : un allié méconnu et mésestimé dans le traitement cognitif des systèmes complexes évolutifs ? ».

Le désordre a mauvaise réputation : celle de conduire à l’échec. Pourtant, qui d’entre nous n’est pas en mesure d’évoquer des situations dans lesquelles une issue positive a finalement été atteinte grâce aux apports (non sollicités) du désordre ? Cette simple observation conduit à poser que le « désordre » recèle des informations importantes qui initialement n’étaient pas prises en considération. L’étude du désordre comme « allié méconnu et mésestimé» dans l’élaboration des conduites est particulièrement féconde à entreprendre dans la gestion cognitive de systèmes complexes évolutifs (SCE). Quelles actions et quelles stratégies choisir lorsqu’il s’agit de traiter une situation où interagissent, sous des formes différentes, plusieurs variables ? Les Sciences Cognitives ont souligné que, contrairement à une idée répandue, la gestion des SCE n’est pas réservée à des situations exceptionnelles mais qu’elle se trouve mise en œuvre dans la construction de conduites qui peuvent être parfaitement courantes mais aussi exceptionnelles, dès lors qu’elles sont évolutives et « ajustables ». La perception visuelle, le langage, la conduite automobile ou celle d’un aéronef, la gestion d’un site industriel, d’une situation de crise (entre autres exemples) relèvent de cette caractérisation.

En quoi, sous quelles formes et dans quelles conditions, le désordre réputé perturbateur, peut-il favoriser la réalisation de telles conduites ? Comment peut-il être contrôlé et géré par l’opérateur humain ? Augmente-t-il ou diminue-t-il l’incertitude ?, etc. La communication présentée se propose d’illustrer à l’aide de quelques situations, les aspects positifs du désordre puis d’examiner le statut que lui ont attribué différentes disciplines ayant eu à en traiter, avant d’envisager ses modes de relation avec l’ordre et les problèmes qu’il génère au niveau de la cognition. L’étude du désordre comme source d’informations soulève aussi des questions épistémologiques quant aux processus de production des connaissances et conduit à déterminer de nouvelles positions épistémologiques et méthodologiques dans lesquelles les « données du champ » trouvent une importance nouvelle.

– Louis Frécon-Professeur émérite INSA-

Titre : « La confrontation dans l’évolution des systèmes cognitifs »

 – Docteur Yves Claude Blanchon-Chef de Service- CHU St Etienne